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Numéro 4 - Automne 2012 > Le mouvement ouvrier et révolutionnaire aux Etats-Unis en comptes rendus

Article

Notre règne arrivera [To Make My Bread], Paris, Aux Forges de Vulcain, coll. « Littératures », [traduit de l’américain par Alice Béja], 2012, 547 pages, 19,90 €.

Par Christian Beuvain


Grace Lumpkin

Date de publication : 12 novembre 2012


Texte intégral

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I – Ouverture

La première scène de ce roman se déroule en 1900, dans une vallée perdue des Appalaches.  Des hommes, qui se déplacent dans des traîneaux tirés par des bœufs, sont assis autour d'un poêle, dans un magasin en rondins, pour se reposer et se réchauffer. Dehors, il neige On devine qu'ils sont fermiers, mais sans doute aussi chasseurs. Certains sont venus acheter de la farine. On pourrait être dans un roman de Jack London. A la fin du récit, 536 pages plus loin et 29 ans plus tard, changement radical de décor, de situation et de culture. Nous sommes dans la cité textile de Leesville (Caroline du Nord), lors d'une grève des ouvriers(ères) tisserands organisée par des militants communistes et violemment réprimée par la police et les miliciens locaux. Deux hommes discutent : « John dit : J'avais l'impression que tout était fini. Non, dit John Stevens. Ce n'est que le début. » Entre ces deux instantanés, la vie de la famille McClure se déploie.

II – Temps du récit

Les McClure sont des fermiers pauvres des montagnes appalachiennes, tiraillés entre la misère noire, l'ignorance, le poids étouffant de la religion et l'enfermement dans des valeurs morales sudistes, dont le grand-père, vétéran confédéré de la Guerre de Sécession, est un représentant typique. Typique également de la mentalité rurale individualiste, la propension, malgré une certaine solidarité de voisinage, à se débrouiller seul face aux difficultés, quitte, parfois, à franchir la « ligne ». Lorsque leur maigre terre ne donne plus rien, le responsable de la famille fabrique et vend de l'alcool de contrebande. Situation classique, par ailleurs, dans ces régions montagneuses et reculées1. Malgré la misère qui leur colle à la peau, le grand-père considère qu'ils sont des « hommes libres », différents et supérieurs aux « nègres », car contrairement à ces métayers, « ils [sont] propriétaires de la baraque et du terrain qui l'entourait » (p. 29). Pourtant, un jour, Emma, sa fille, celle qui s'occupe de la maison, de la terre et de ses quatre enfants (Basil, qui prend rapidement ses distances avec sa famille pour tenter d'intégrer les « gens bien », Kirk qui meurt assassiné, et les deux plus jeunes, Bonnie et John) est obligé de vendre terre et maison contre une somme dérisoire. Le bouleversement de leur société rurale, bouleversement dont ils ne saisissent pas le sens, les oblige à partir vers la ville de Leesville où, d'après le recruteur de main d'œuvre, « c'est vraiment le paradis » puisque c'est « un pays de lait et de miel, où l'or pousse sur les arbres » (p. 192). A défaut de verts pâturages bibliques – « On est comme les Hébreux qui s'en vont vers la terre promise, dit Emma » (p. 201) – la brutalité des rapports sociaux de la filature, où ils retrouvent des voisins contraints eux-aussi au départ, s'impose aux McClure, mais plutôt lentement, au fil des ans. En effet, malgré les longues journées de travail, ils ne sont pas sans constater une amélioration certaine de leurs conditions de vie : des salaires (maigres mais réguliers), une maison « en dur » au lieu de la baraque de rondins, l'électricité, une cuisinière, des fenêtres avec des rideaux, ainsi que la possibilité pour les enfants d'aller dans une école. Emma est au centre de cette nouvelle vie, c'est elle qui prend la décision de s'adapter, de travailler dur sans se poser trop de questions : « Elle se dit qu'elle, Emma McClure, arriverait à gagner de l'argent, en travaillant dur. Si elle faisait des efforts et donnait à l'usine toute son énergie, elle en serait sûrement récompensée » (p. 277-278). Le grand-père, lui, regrette son ancienne vie. Il regrette son passé de « propriétaire ». Ses quelques économies servent à acheter une terre à crédit pour y cultiver du coton. Il y perd ses dernières forces et ruiné, meurt quelque temps plus tard. Bonnie et John sont bien sûr obligés de quitter l'école pour travailler à l'usine et subvenir aux besoin de la famille car Emma, épuisée par toute une vie de labeur, d'abord dans les montagnes puis devant les bobines des métiers à tisser, attrape une « maladie de pauvre », la pellagre et décède elle aussi. La dernière partie du récit entraîne le lecteur dans la grève, déclenchée car la situation est devenue insupportable : introduction de machines modernes provoquant des licenciements, installation de pointeuses, accélération des cadences etc. Bonnie et John deviennent des militants, aidés par un organisateur syndical venu du nord du pays. Les ouvrier(ère)s organisent des piquets de grève en prévision d'un long conflit, mais leur local est dévasté par des hommes de main assermentés, « embauchés comme shérifs adjoints » (p. 507). Bonnie devient célèbre en composant un chant de lutte, mais éprouve plus de difficultés pour persuader ses compagnes de la nécessité d'une union avec les ouvrières noires, reléguées dans les emplois les moins qualifiés. Elle est abattue lors d'un meeting, les meneurs de la grève sont arrêtés, mais son frère John McClure s'échappe. Le combat continue.

III – Une auteure prolétarienne ?

Grace Lumpkin naît dans une famille aristocratique désargentée de planteurs de Georgie. Son père, vétéran confédéré, porte avec force des valeurs traditionalistes sudistes, renforcées par sa foi en l'Église épiscopale2. Avant de décider d'écrire, en 1925, elle travaille dans les montagnes de Caroline du nord comme agent immobilier et comme enseignante. Elle côtoie alors un autre monde, celui des métayers, des ouvriers du textile etc. Elle s'installe à New York, fréquente les milieux intellectuels de gauche et devient proche du Parti communiste, sans jamais y adhérer, même si ses amis et son futur mari en sont membres. Elle devient rédactrice au magazine culturel communiste, The New Masses dès 1928. En 1929, elle est envoyée par ce journal à Gastonia (Caroline du nord), ou se déroule une grève très dure dans la filature de Loray. En 1939, elle s'éloigne définitivement du Parti communiste, jusqu'à témoigner pendant le maccarthysme contre ses ex-camarades et renier ses romans prolétariens, dont To Make My Bread. En 1932, lorsqu'elle écrit cette fiction sociale et historique, les débats critiques à propos de la littérature prolétarienne, sur ce moment prolétarien3 de la  littérature américaine sont toujours vifs, alors qu'ils ont débuté quatre ou cinq ans plus tôt. Bien que Jack London, dans un journal socialiste en 1901, emploie déjà la formulation de « fiction prolétarienne »4, une véritable école littéraire dans laquelle un éthos collectif remplace le vieil individualisme se développe dans les années trente « dans les cercles littéraires américains proches du parti communiste »5, dont la revue The New Masses est le porte-parole.  Une définition succincte et minimale de la littérature prolétarienne – des textes sur la condition ouvrière – ne suffit évidemment pas, même si cet hommage certain rendu aux travailleurs par des dizaines de romanciers, poètes ou dramaturges semble bienvenu en cette période de crise. Elle suffit d'autant moins que ce choix d'une seule définition vaut ignorance des débats sur cette question vitale, justement, de la définition6. Ce qui semble certain, par contre, c'est la réalité, le réalisme, dans lequel doit se déployer la littérature prolétarienne. Comme l'énonce de manière abrupte Michael Gold, le nouveau rédacteur en chef7 de The New Masses : « La littérature, comme l'acier ou le textile, est une production de la civilisation. Ce n'est pas un enfant de l'éternité, mais le fils du moment. C'est toujours le miroir de son époque. Il n'y a pas plus de mystère divin dans ses origines que dans un sandwich au jambon. »8 Ces débats américains sont quasi identiques à ceux qui irriguent en France, au même moment, les milieux littéraires communistes et de la gauche révolutionnaire, autour des figures de Marcel Martinet et Henry Poulaille9. Bien qu'en 1928 Michael Gold ait lancé un appel aux ouvriers pour les inciter à prendre la plume et à raconter leur vie de leur point de vue – « Écrivez comme vous parlez. Écrivez. Laissez l'Amérique connaître le cœur et l'esprit des travailleurs » – la réalité des années suivantes incline plutôt à voir dans les récits prolétariens publiés des œuvres écrites par des auteur-e-s ayant « trahi » leur classe d'origine, plus ou moins fidèles aux souhaits du Parti communiste tout en magnifiant des luttes exemplaires du prolétariat. Dont celle de Gastonia. Ne demande-t-on pas à ces auteur-e-s « de hâter [par leurs écrits] la destruction du capitalisme afin d'établir rapidement un gouvernement des travailleurs »10 ? Au bout du chemin, la récompense espérée (attendue ?) : « You are a proletarian schock-trooper whose weapon is literature » !11

IV – La part de l'analyse

Salué chaleureusement à sa sortie par la presse communiste américaine, le roman de Grace Lumpkin reçoit en 1933 un prestigieux prix littéraire soviétique, le prix Gorki. Peut-on rappeler que la traduction française de la seconde partie des Mémoires autobiographiques de Maxime Gorki sort en 1923 chez Calmann-Lévy sous le titre En gagnant mon pain, titre qui pourrait être une traduction mot à mot de « to make my bread » ? Plus probablement, la signification et l'origine du titre se trouvent sans doute dans cette réflexion d'Emma sur l'activité de la filature : « L'usine broyait tout, elle aussi semblait dire : « Je moudrai vos os pour faire mon pain » » (p. 313). Métaphore du capitalisme qui exploite la force de travail des corps humains, l'activité vitale propre à l'ouvrier, qui sert à amasser du capital fixe. La traductrice Alice Béja, docteur en littérature américaine et spécialiste des rapports entre la littérature américaine et l'engagement politique à gauche12, dont nous avons déjà eu l'occasion, ici à Dissidences, de saluer l'excellence de son travail13, a choisi de proposer comme titre Notre règne arrivera, qui est extrait de la 5e strophe du Chant des canuts : « Mais notre règne arrivera quand votre règne finira ». Écrit par Aristide Bruant en 1894, ce chant de révolte à la gloire des ouvriers tisserands lyonnais (les canuts), dont les insurrections de 1831 et 1834 sont réprimées dans le sang, exprime les mêmes sentiments d'injustice et de colère que celui de Ella May Wiggins, The Mill Mother's Song [La Ballade d'une mère ouvrière]14, une syndicaliste de l'usine de Loray, à Gastonia, abattue par des hommes de main des propriétaires le 14 septembre 1929 et qui sert de modèle au personnage de Bonnie McClure. Ce roman prolétarien de Grace Lumpkin n'est pas le seul roman qui prend pour cadre cette grève emblématique de bobineuses et de tisserandes d'une région rurale en voie d'industrialisation du Sud des États-Unis, à l'écart des zones ou des villes du Nord-est connues depuis plus de soixante ans pour leur concentration ouvrière et, subséquemment, pour leur agitation sociale, comme Chicago, la « ville rouge », Pittsburgh, Cleveland, Philadelphie etc. Phénomène révélateur, les autres romans qui évoquent la grève de Gastonia sont tous écrits par des femmes. Comme le remarquent les historiennes Kathy Cantley Ackerman et Laura Hapke, ces romancières placent au premier plan l'oppression des femmes sous le capitalisme, en marge des théories dominantes masculine du mouvement prolétarien15. Le prolétaire est aussi une prolétaire. Elles sont également comme un miroir tendu à ces centaines de femmes grévistes et à leurs organisatrices. La première à écrire sur cette grève est la journaliste et (déjà ancienne) militante syndicale, Mary Heaton Worse, dont le roman Strike ! (1930) ouvre la voie à ses consœurs, Myra Page et son The Gathering Storm : The Story of the Black Belt (1932), Olive Tilford Dargan (Fielding Burke) et son Call Home the Heart (1932) et bien sûr Grace Lumpkin. Toutes sont des « compagnes de route » du Parti communiste américain, et toutes bénéficient depuis quelques années, grâce aux Gender Studies, d'un regain d'intérêt de la part des universitaires16.

Ce roman permet ainsi de comprendre comment s'est construit une littérature prolétarienne féminine, articulée à un discours communiste radical, puisque ces années 1928-1935 sont placées sous le signe de la tactique « classe contre classe » [appelée communément aux États-Unis la « 3e période »]. Ce que les personnages du grand-père et d'Emma nomment « l'extérieur » ou « le dehors », redouté comme un danger qui se rapproche chaque jour un peu plus,  n'est que la modernité.  Bien qu'elle se présente d'abord sous son aspect le plus terrible – le salariat – elle permet pourtant de briser le monde clos, le monde sudiste traditionnel, de faire craquer l'écorce des anciennes certitudes17. Devenir ouvrier oblige certains des membres de la famille McClure (les plus jeunes) à entrevoir une vision collective de leur sort. L'émergence d'une conscience de classe chez Bonnie et John prouve la naissance, dans le Sud des États-Unis, d'un prolétariat contraint de découvrir les conditions réelles de la lutte des classes18. Le salariat n'est qu'une étape, nécessaire historiquement, avant que « leur règne arrive » dans un endroit « où les pauvres [auront] gagné la bataille » (p. 522).

C'est au point d'intersection du moment prolétarien américain en littérature, de la saisie de ce moment par une romancière, d'une grève d'ouvrières (et d'ouvriers) du textile ainsi que d'une forte proximité de ces événements avec le Parti communiste américain que l'ouvrage de Grace Lumpkin se construit, ab irato, dans les années trente. Et qu'il se lit. Dans ces années-là et maintenant. Maintenant aussi ? Oui. Comme une trace profonde issue d'une époque qui fut, et qui n'est plus.



Notes de bas de page


1 La pratique illicite de contrebande d'alcool se retrouve dans le roman noir social de James Lee Burke, Vers une aube radieuse (Paris, Rivages/Noir, 2003, 318 p.) qui se déroule également dans les régions reculées minières des Appalaches.
2 C'est le nom de l'Église anglicane aux États-Unis.
3 J'emprunte l'expression à l'historien James Francis Murphy, The Proletarian Moment : The Controversy over Leftism in Literature, Urbana and Chicago, University of Illinois, Press, 1991, 221 p.
4 Voir Laura Hapke,  Labor's Text : The Worker in American Fiction, Piscataway (New Jersey), Rutgers University Press, 2001, p. 220.
5 Alice Béja, présentation du livre de Grace Lumpkin, p. 4.
6 Lire Kathy Cantley Ackerman, The Heart of Revolution : The Radical Life and Novels of Olive Dargan, Knoxville, University of Tennessee Press, 2004, surtout le chapitre 3, « Olive Dargan and the Proletarian Movement », Laura Hapke, Labor's Text : The Worker in American Fiction, op. cit., et Barbara Foley, Radical Representations. Politics and Form in U.S. Proletarian Fiction, 1929-1941, Durham, Duke University Press, 1993.
7 En juin 1928, Michael Gold et Hugo Gellert (un caricaturiste) sont chargés de modifier la politique éditoriale de ce magazine culturel du Parti communiste américain. D'une publication de gauche sympathisante pour la cause ouvrière, la revue doit se transformer en une publication produite pour et par les travailleurs. Cette orientation est fermement établie après la deuxième Conférence internationale des écrivains prolétariens et révolutionnaires qui se tient à Kharkov (URSS) du 6 au 15 novembre 1930 : celle-ci  définit pour les  communistes du monde entier la fonction, le contenu et la forme de toute production écrite.
8 Michael Gold, « Go Left, Young Writers ! », éditorial, The New Masses, vol. 4, n° 8, janvier 1929.
9 Sur ce sujet, voir  en particulier le chapitre 7 de la thèse de doctorat d'Histoire (non publiée) de Vincent Chambarlhac, Marcel Martinet, un parcours dans la gauche révolutionnaire (1910-1944), sous la direction de Serge Wolikow, Université de Bourgogne, 2000.
10 Edwin Seaver, The New Masses, janvier 1935.
11 « Vous êtes un soldat de choc prolétarien avec la littérature comme arme ». Éloge enthousiaste de Michael Gold à l'écrivain Jack Conroy pour son ouvrage The Disinherited [Les Déshérités] en 1933, cité par Barbara Foley, Radical Representations. Politics and Form in U.S. Proletarian Fiction, 1929-1941, op. cit., p. 89.
12 Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Lyon, agrégée d'anglais, elle passe sa thèse en décembre 2010 à l'université Sorbonne nouvelle-Paris III : Une écriture de combat. Fiction et politique dans l'entre-deux-guerres aux États-Unis : John Dos Passos (1920-1938), sous la direction de Marie-Christine Lemardeley. Lauréate en 2011 du prix de la chancellerie des Universités de Paris, récompensant les meilleures thèses d'Ile-de-France. Alice Béja travaille actuellement à la revue Esprit. Dernièrement, elle a accordé un entretien à la revue Contretemps à propos de l'ouvrage de Grace Lumpkin : http://www.contretemps.eu/fr/interviews/roman-luttes-classes-etats-unis-entretien-alice-b%C3%A9ja-traductrice-notre-r%C3%A8gne-arrivera
13 Voir la note de lecture sur l'ouvrage de John Dos Passos, Devant la chaise électrique, dans le présent dossier.
14 Les strophes de la ballade de Ella May Wiggins/Bonnie McClure apparaissent dans le récit aux pages 488 et 492.
15 Kathy Cantley Ackerman, The Heart of Revolution : The Radical Life and Novels of Olive Dargan, op. cit., chapitre 3, Laura Hapke, Daughters of the Great Depression : Women, Work and Fiction in the American 1930', Athens (Georgia), University of Georgia Press, 1995, principalement son chapitre 5, « The Rising of the Mill Women : Gastonia and its Literature », p. 143-180.
16 Outre K. Cantley Ackerman, B. Foley et L. Hapke, dont nous avons déjà cité les travaux, on peut aussi conseiller Paula Rabinowitz, Labor and Desire : Women's Revolutionary Fiction in Depression America, Chapel Hill (NC), University of North Carolina Press, 1991.
17 J'emprunte ici à John Dos Passos un extrait de son texte d'hommage à Isadora Duncan, dans sa trilogie USA : « Quand Octobre fit craquer l'écorce du vieux continent ».
18 A ce égard, cette représentation – la naissance d'une classe – ne vaut-elle pas contrepoint à celle, raciste et consciencieusement déformée, véhiculée par le film de D. W. Griffith, Naissance d'une nation [Birth of a Nation] de 1915?

Pour citer cet article


Lumpkin Grace. Notre règne arrivera [To Make My Bread], Paris, Aux Forges de Vulcain, coll. « Littératures », [traduit de l’américain par Alice Béja], 2012, 547 pages, 19,90 €. : Par Christian Beuvain.

Revue électronique dissidences
[en ligne], Numéro 4 - Automne 2012, 12 novembre 2012. Disponible sur Internet : http://revuesshs.u-bourgogne.fr/dissidences/document.php?id=2555




 
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