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Numéro 4 - Automne 2012 > Le mouvement ouvrier et révolutionnaire aux Etats-Unis en comptes rendus

Article

Les Diggers. Révolution et contre-culture à San Francisco (1966-1968), avec un CDRom de Alice Gaillard, Céline Deransart, Jean-Pierre Ziren, Les Diggers de San Francisco (La Seine Planète, 1998), Montreuil, Éditions L'échappée, collection « Dans le feu de l’action », 2009, 171 pages, 20 €.

Par Christian Beuvain


Alice Gaillard

Date de publication : 12 novembre 2012


Texte intégral

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1 – En avril 1649, en pleine Révolution anglaise, près de Londres, un groupe de paysans pauvres, conduits par un lettré, Gerrard Winstanley, exproprie des terres en friche. Très vite, on les surnomme les Diggers, c'est-à-dire les Bêcheux, ce qui indique leurs origines et le terrain de leur combat. Ils revendiquent la culture collective de la terre et subséquemment, l'abolition de la propriété privée. Ces représentants de l'aile extrémiste d'un courant lui-même radical, les Levellers (les Niveleurs), au sein des républicains de Cromwell, disparaissent du paysage politique anglais un an plus tard. Au XXe siècle, disparus également de l'historiographie dominante, tant du Royaume-Uni que de l'Europe (mais pas de la mémoire des cercles révolutionnaires, marxistes ou non), il faut attendre les travaux de Olivier Lutaud en 1967, puis ceux du grand historien Christopher Hill en 1972 pour avoir enfin accès à l'histoire de ces « communistes chrétiens »1.

En septembre 1966, aux États-Unis, dans le quartier de Haight Ashbury de San Francisco, des affiches et des tracts, invitant les Hippies du quartier à fêter la mort de l'argent et des marchandises, signés « Les Diggers », font leur apparition. Leurs auteurs ? Rien à voir avec des paysans affamés de terre, bien entendu. Mais plutôt des artistes politisés, des activistes de ce qu'on nomme la Nouvelle gauche2, Blancs, Noirs ou Juifs, animés de la même haine de l'injustice sociale que leurs lointains prédécesseurs de l'Ancien monde dont ils reprennent le nom. Ils sont regroupés dans la Mime Troupe, une compagnie théâtrale qui veut agir comme « avant-garde d'une révolution culturelle à venir » (p. 42) et met donc en pratique un théâtre guérilla. Ces Diggers de San Francisco ont une « durée de vie » un peu plus longue que les paysans collectivistes anglais, mais leur histoire, en France, ne s'écrit pas plus rapidement, toutes proportions gardées.

2 – Il faut en effet attendre 1998, et le documentaire de deux journalistes, Alice Gaillard et Céline Deransart, Les Diggers de San Francisco, suivi dix ans plus tard de ce livre d'Alice Gaillard seule, pour en savoir un peu plus sur ce mouvement. Cet essai fait en quelque sorte fonction de postface aux images et aux entretiens du documentaire et se divise en trois grandes parties. La première est une présentation générale du contexte social et culturel de l'époque, la seconde – la plus développée – étant le récit vivant des différentes actions du groupe, à partir de la Mime Troupe et des divergences qui se manifestent, tandis que la dernière partie expose le déclin des Diggers et l'éparpillement de ses membres dans différentes communautés rurales.

3 – La Mime Troupe est le noyau matriciel du mouvement. Elle naît en 1959 comme compagnie influencée à la fois par le théâtre d'avant-garde de Samuel Beckett et celui d'agitation de Bertolt Brecht. A sa tête, Ronald (« Ron ») Davis et Peter Berg, qui engagent leur troupe dans des spectacles de rue, souvent interdits par la police, dénonçant le racisme, la toute nouvelle guerre du Vietnam (les premiers bombardements des B 52 sur le Nord Vietnam débutent en 1965, ainsi que le début de l'offensive terrestre au sud), etc. La forme de propagande adoptée est inspirée de la commedia dell'arte, envisagée comme « l'expression de la classe ouvrière » (p. 43), avec costumes, masques grotesques et parades de rues. Ron Davis, marxiste rigoureux bien que militant de la Nouvelle Gauche, théorise en 1965 cette forme de propagande dans un manifeste, Guerilla Theater, dont le titre est trouvé par Peter Berg. Persuadé que seule « la décentralisation des lieux culturels urbains [peut] offrir à tous l'accès à une culture nouvelle, non institutionnelle » (p. 45), Ron Davis est à l'origine, en mai 1966, de la création d'un Front de libération des artistes (AFL). Quand à Peter Berg, il est le seul à avoir « une conscience de l'histoire du radicalisme politique » (p. 49). Dans un entretien donné une quinzaine d'années plus tard, il déclare : « Je me suis retrouvé comme une sorte de ressource historique. J'étais le seul qui avait lu Kropotkine, ou les Situationnistes »3. Peter Coyote, qui devient plus tard acteur de cinéma à Hollywood4, ou la danseuse Judy Goldhaft sont parmi les plus représentatifs de la troupe, et futurs Diggers. L'arrivée d'Emmett Grogan5 en 1966 accélère les contradictions plus ou moins latentes au sein de la compagnie. C'est un gamin des rues qui a connu la petite délinquance et la prison. Il magnifie son séjour européen, où, paraît-il, il a côtoyé l'IRA en Irlande. Grogan incarne vite, aux yeux de Peter Berg et d'autres, dont Peter Coyote, une « rébellion individuelle, (...) une révolte pure » (p. 48). Bien que cette absence de rigorisme hérisse profondément Ron Davis, il reconnaît néanmoins que la rencontre Berg-Grogan a produit une étincelle qui mit le feu non pas à la plaine, mais à San Francisco ! L'étincelle se nomme les Diggers, nom découvert par Billy Murcott, un vieil ami de Grogan venu le rejoindre, après lecture d'un livre sur les paysans pauvres de Winstanley. La rue doit devenir le théâtre de l'action, et non plus une scène fermée. La rue est la scène. C'est dans la rue, dans les immeubles, dans les parcs, sur les places que sont, de plus en plus nombreux, les flower people. C'est eux qu'il faut radicaliser. C'est là qu'il faut « déployer la subversion, voire la révolution » (p. 58). Et c'est là que Ron Davis se sépare de ses camarades. Ou plutôt, c'est là que ses camarades laissent Ron Davis sur scène. Eux sont déjà ailleurs.

4 – Agissant collectivement, usant de masques, de déguisements et de surnoms, les Diggers pratiquent l'interaction avec les enfants-fleurs en s'appropriant les rues de Haight Ashbury. La notion de « territoire libéré » revient souvent dans leurs discours : ces rues ne sont qu'une première étape. Pour Judy Goldhaft, ce quartier doit devenir « une sorte d'université anarchiste de la rue ». Ils distribuent d'abord des repas gratuits, puis ouvrent des magasins gratuits également, remplis de tout ce qu'une société riche laisse dans ses poubelles, qui servent aussi de dortoirs ou de salles de cinéma. Il n'y a aucun responsable dans ces magasins, chacun, au gré de sa propre liberté d'action, peut assumer ce rôle le lundi, et venir déposer des objets le mercredi. Les Diggers pensent ainsi abolir les règles de l'échange marchand : Peter Berg n'a-t-il pas lu les textes de l'Internationale Situationniste ?... Ils ouvrent également une clinique gratuite (la première dans ce pays qui ignore totalement ce qu'est un système de sécurité sociale accessible à tous), avec trente médecins bénévoles, afin de faire de la santé un droit souverain. Une presse voit également le jour. A la fin septembre 1967, une Free City Newsletter sort des presses, avec la recette de fabrication du cocktail Molotov ! Bien qu'ils participent aux grandes fêtes hippies, comme le Human Be-In de janvier 1967, les Diggers en critiquent fermement et ouvertement le côté récupérateur et factice. Pour eux, les drogues psychédéliques, LSD ou peyotl, doivent servir  à « activer l'imagination sociale », aider l'esprit à « perdre son identité mentale institutionnalisée et figée » (p. 80) pour construire, ici et maintenant, des enclaves émancipées et émancipatrices. L'objectif d'Emmett Grogan est de créer, à terme, un réseau de villes libres, constituées de différentes « tribus » : radicaux noirs du Black Panther Party, étudiants révoltés des campus etc. Semer des graines d'utopies ou être en guérilla permanente contre le système ? Les Diggers pratiquent à la fois l'une et l'autre de ces tactiques, même si, la désillusion venant, le second volet de leur pratique s'étiole assez rapidement.

5 – En effet, sous les actions conjuguées de la récupération médiatique et marchande du quartier – une compagnie de bus va jusqu'à organiser un « Haight Ashbury Hippie Tour », saboté comme il se doit par les Diggers – , de l'afflux de plus en plus important de jeunes, moins attirés par la construction de situations subversives que par la consommation passive de drogue et de musique, et évidemment de la répression policière – les services sanitaires et la police ferment les magasins et arrêtent les Diggers sous les prétextes les plus variés – la situation devient vite intenable. De plus, lorsque Emmett Grogan, Peter Berg et Billy Fritsch perturbent avec leur insolence coutumière une réunion du SDS6 en juin 1967 (p. 105-106), cette volonté de se démarquer des groupes d'extrême gauche considérés comme trop rigides et trop hiérarchisés les éloigne d'éventuels soutiens ou alliés. Les Diggers décident alors de quitter San Francisco et de tenter une nouvelle aventure, fortement imprégnée du mythe du pionnier américain – étrange paradoxe pour ces activistes urbains qui voulaient expérimenter une forme nouvelle de vie – dans les montagnes du nord de la Californie. Malgré la volonté du collectif de rester uni, ses membres n'échappent pas aux contradictions de plus en plus aiguës. A la liberté sexuelle qui régnait dans les appartements communautaires de Haight Asbury succède le retour de la famille classique, monogame et corrélativement, la montée collective vers des réseaux de fermes-relais (la Red House, le Black Bear Ranch, lieux surveillés par le FBI) est petit à petit remplacée par une installation définitive des nouvelles familles dans un territoire spécifique. Ils y sont toujours, vivent en autonomie, devenus bio-régionalistes7, défenseurs de l'environnement et écologistes comme Peter Berg et Judy Goldhaft, David Simpson et Jane Lapiner ou Freeman House et Nina Blasenheim. Quelques-uns, rebutés par ce retour à la terre, dont Emmett Grogan – qui écrit son autobiographie largement romancée, Ringolevio, à New York – ou Billy Fritsch, poursuivent une aventure personnelle, sans jamais pourtant rompre les liens.

6 – Bien qu'il ne soit pas une histoire sociale, politique et culturelle du phénomène Diggers, ce livre, d'un abord facile et agréable, comble néanmoins un vide. Nous ne disposons en effet d'aucune étude (en français) sur les Diggers, même si un livre paru en 2000, L'Aventure hippie8, en fait état, et bien qu'une série de reportages d'Edouard Waintrop dans Libération de décembre 2000 reviennent sur leurs parcours9. Pourtant, des questionnements restent en suspens. Par exemple, compte tenu du rôle non négligeable des femmes chez les Diggers – à celles déjà évoquées, on peut ajouter Lenore Kandel, dont le livre The Love Book fit scandale –, nous aurions aimé connaître leurs liens avec le mouvement féministe, qui naît sur les campus au même moment. Alice Gaillard indique également, nous venons de le voir, le projet d'Emmett Grogan de fédérer des quartiers ou des villes qui auraient pu être libérés par les différents groupes révolutionnaires de l'époque. Qu'en a-t-il été des contacts des Diggers avec ces groupes ? Le livre ne nous apprend guère, non plus, sur de possibles échanges entre les Diggers et des groupes radicaux européens. Un autre point aveugle mérite qu'on s'y attarde : une enfance liée à la gauche communiste. En effet, l'immense majorité des Diggers de premier plan (excepté Emmett Grogan) sont ce qu'on appelle aux États-Unis des « Red diapers babies » [littéralement : bébés aux couches rouges], c'est-à-dire des enfants élevés dans des familles communistes ou très à gauche10. Le père de Peter Coyotte, juif d'origine russe, était un ami d'un des fondateurs de la revue marxiste indépendante Monthly Review11. Les parents de Jane Lapiner étaient membres du Parti communiste américain, et elle passa de nombreux étés dans ces fameuses colonies de  vacances « rouges » étudiées par Paul C. Mishler12. Le père de Nina Blasenheim était également un militant communiste, tandis que les parents de Judith Goldhaft, juifs, étaient socialistes. Si l'on ajoute le fait que Billy Fritsch était un ancien docker communiste de la Côte Ouest, il est impossible de ne pas se poser la question d'une sorte de passage secret entre « vieille gauche communiste » et « nouvelle gauche », avec les Diggers dans le rôle de passeurs. Une problématique inavouée, voire désavouée par les Diggers eux-mêmes, et surtout inavouable pour la majorité des commentateurs, empressés de faire le silence sur une possible transmission d'un héritage « rouge »13. Mettre l'accent uniquement sur le côté « révolté » des contestataires des années 1960/1970 (qui existait indéniablement) permet souvent de les délester de leur part « révolutionnaire » (qui existait tout aussi indéniablement, bien qu'en germe), une fois les espoirs retombés et enfouis sous l'ordre sempiternel des choses. Heureusement, cette grille de lecture dominante appliquée aux mouvements contestataires depuis les années 1980 n'est pas celle de l'auteure. Dans les États-Unis de cette période, les Diggers, comme les Black Panthers ou les Weathermen, bien que différemment, sont des foyers de subversion, nés de « l'impossibilité ressentie par tant de gens de continuer dans la voie étroite de l'intégration sociale », comme l'explique un radical américain proche des thèses situationnistes, Ken Knabb14. L'ouvrage d'Alice Gaillard, malgré ses limites15, possède le mérite de nous rappeler cette expérience de jeunes gens « se livrant à des expérimentations audacieuses et scandaleuses qu'ils n'auraient guère songé à faire quelques années auparavant »16, même si leur milieu d'origine les avait plus ou moins prédisposé.



Notes de bas de page


1 Voir Christopher Hill, Le monde à l'envers. Les idées radicales au cours de la révolution anglaise, Paris, Payot, 1977, Olivier Lutaud, Cromwell, les Niveleurs et la République, Paris, Julliard, coll. « Archives », 1967, rééd. Aubier Montaigne 1978 et 1993, et pour une approche plus récente, de François Matheron, « Winstanley et les Diggers. Des multitudes constituantes au XVIIe siècle », Multitudes, n° 9, 2002/2, p. 69-94.
2Sur cette Nouvelle gauche, lire prioritairement Marie-Christine Granjon, L'Amérique de la contestation . Les années 60 aux États-Unis, Paris, Les Presses de Sciences Po, 1985. Il s'agit d'un courant contestataire majoritairement étudiant, aux facettes multiples, qui adopte une stratégie plus ou moins réformiste, composée d' idéalisme, de spontanéité, avec une prédilection pour les actions directes comme catalyseur. L'objectif est celui de la démocratie participative, avec une dispersion du « pouvoir politique aux quatre vents (...) des communautés de base » (M.-C. Granjon, p. 246). La Nouvelle Gauche se démarque de la « vieille » gauche marxiste – le marxisme est considéré comme une théorie « européenne inadaptée au contexte américain » (ibidem, p. 443) – dans la mesure où elle refuse à la fois toute théorie politique et idéologique totalisante et toute centralité de la question ouvrière. Elle puise ses argumentaires, plutôt, dans les œuvres du sociologue Charles Wright Mills (L'imagination sociologique, Paris, Maspero, 1967) ou du philosophe Herbert Marcuse (L'homme unidimensionnel, Paris, Minuit, 1968).
3Peter Berg, entretien, 1982, cité p. 49.
4Peter Coyotte joue dans de nombreux films, comme Erin Brockovich de S.Soderbergh ou E.T. de S. Spielberg et dans des séries télévisuelles.
5Emmett Grogan, Ringolevio. Une vie jouée à fond, Paris, Flammarion, 1973, édition de poche « J'ai Lu », 1974, et Gallimard, coll. « La Noire », 1988, avec une préface de Gérard Guégan.
6Le SDS (Students for a Democratic Society) est créé en 1960, et reste une organisation plus ou moins modérée jusqu'en 1962, où elle devient l'axe de la Nouvelle gauche. Son rôle dans le lancement de la grande marche contre la guerre du Vietnam à Washington, en 1965, fait connaître le SDS, qui se radicalise de plus en plus, dans tout le pays. En 1969, une scission, qui donne naissance, entre autres, au groupe des Weathermen, précipite la disparition de cette organisation. On se reportera à M.-C. Granjon,  L'Amérique de la contestation . Les années 60 aux États-Unis, op. cit.
7Cette notion de bio-région est inventée par Peter Berg. Une population est délimitée par l'espace naturel dans lequel elle vit, et il faut donc protéger ce milieu de vie. Ces bio-régions doivent se fédérer en réseaux, et fonctionner comme des zones libres, autonomes.
8Jean-Pierre Bouyxou, Pierre Delannoy, L'Aventure hippie, Paris, Éditions du Lézard, 2000, dont un compte rendu par Yann Kindo se trouve dans Dissidences-BLEMR, n° 9, octobre 2001, p. 42.
9Il y a quatre articles, du 25 au 29 décembre 2000, qui retracent le passé et le présent de Peter Coyotte, Peter Berg, Judith Goldhaft, Jane Lapiner, David Simpson, Freeman House, Nina Blasenheim, ainsi qu'un article consacré au documentaire d'Alice Gaillard et Céline Deransart.
10Lire Judy Kaplan, Linn Shapiro (eds.), Red Diapers : Growing up in the Communist Left, Urbana, University of Illinois Press, 1998.
11Monthly Review est fondée en mai 1949 par Leo Huberman et Paul Sweezy. Cette revue existe toujours.
12Paul C. Mishler, Raising Reds. New York, Columbia University Press, 1999.
13On constate à peu près le même phénomène avec les militant-e-s du groupe de lutte armée des Weathermen. En effet, plusieurs militant-e-s sont issu-e-s de familles communistes, le cas le plus emblématique étant celui de Kathy Boudin, fille d'un avocat proche du Parti communiste et petite-nièce d'un des premiers marxistes des États-Unis, Louis B. Boudin. Celui-ci codirigeait à New York le journal The Class Struggle [La Lutte des classes], avec Louis Fraina et Ludwig Lore, en 1917.
14Ken Knabb/Groupe Contradiction, De la misère en milieu hippie, 1972, traduction en 2004, disponible sur http://petitpeupleducagibi.org
15Le livre comporte également une erreur factuelle. A la page 114, l'auteure évoque un photomontage de la « newsletter » des Diggers, sortie le jour de l'assassinat de Martin Luther King, soit le 4 avril 1968, montrant « cette jeune vietnamienne nue fuyant en hurlant le nuage de napalm qui vient de la brûler ». C'est impossible, car c'est le 8 juin 1972 que cette jeune fille, Kim Phuc, fuyait son village de Trang-Bang, au Vietnam.
16Ibidem.

Pour citer cet article


Gaillard Alice. Les Diggers. Révolution et contre-culture à San Francisco (1966-1968), avec un CDRom de Alice Gaillard, Céline Deransart, Jean-Pierre Ziren, Les Diggers de San Francisco (La Seine Planète, 1998), Montreuil, Éditions L'échappée, collection « Dans le feu de l’action », 2009, 171 pages, 20 €. : Par Christian Beuvain.

Revue électronique dissidences
[en ligne], Numéro 4 - Automne 2012, 12 novembre 2012. Disponible sur Internet : http://revuesshs.u-bourgogne.fr/dissidences/document.php?id=2554




 
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