Editorial : n° 7, été 2014.

Toujours soucieux de scruter les organisations et sensibilités révolutionnaires trop souvent marginalisées par les études universitaires, également désireux de fournir des sources et documents aux historien(ne)s, nous continuons dans cette nouvelle livraison de notre revue électronique la publication d’entretiens réalisés par deux de nos chercheurs(ses) auprès de militant(e)s de la LCR. Nous avons également jugé opportun, en cette année d’élections municipales, de tenter de faire le point sur la participation des organisations révolutionnaires à ces élections locales. Elles y ont participé sans discontinuer depuis 1971. Et elles ont eu des élu(e)s à partir de 1983, la gauche au pouvoir depuis 1981 ayant modifié le mode de scrutin en y introduisant une dose de proportionnelle. Après plus de trente ans de participation à ces assemblées locales, il nous a semblé que le moment était venu de tenter un bilan de l’activité des élu(e)s de ces organisations, essentiellement la LCR, Lutte Ouvrière et le Parti Ouvrier Indépendant, toutes trois trotskystes ou d’origine trotskyste. La tâche n’a pas été aisée, les grands médias se désintéressant de ces arènes locales et surtout de ces élus considérés comme marginaux, et les journaux des organisations elles-mêmes, Rouge puis Tout est à nous ! et L’Anticapitaliste, Lutte Ouvrière et Informations Ouvrières donnant peu la parole à ces militant(e)s engagé(e)s dans les conseils municipaux. Quelques sites internet ou blogs ont permis de recueillir l’information, de même que les organes régionaux ou locaux des organisations, parfois très prolixes, ainsi pour la LCR-NPA, La Lettre Rouge (Gironde), Le Piment Rouge (Midi-Pyrénées) ou Motivé(e)s (Languedoc-Roussillon). D’autres articles conséquents de cette revue électronique concernent des époques et des thématiques différentes. D'abord, celle de l’Antiquité romaine, où Jean-Guillaume Lanuque s’est en effet efforcé d’analyser une bonne partie des traitements du mythe Spartacus dans la littérature des XIXe et XXe siècles, ainsi qu’au cinéma et à la télévision. Deux comptes rendus de lecture, l’un inédit, l’autre repris du blog de Dissidences, complètent cette étude. Ensuite l’histoire ouvrière et socialiste est abordée par Vincent Chambarlhac [dans un texte écrit à l'origine pour un séminaire de la FSU], que l’on pourrait rapprocher du volume 13 de Dissidences sur « L’Historiographie de la décennie 1970 en France », et la science-fiction par Jean-Guillaume Lanuque, les parutions d’une nouvelle collection lui permettant de mettre en valeur la dimension intimement politique de ce genre littéraire, que les lecteurs de notre blog commencent maintenant à connaître mieux . Quant à Stéfanie Prezioso (Université de Lausanne), elle réexamine « à nouveaux frais » les théories « produites par l'antifascisme organisé », celui du mouvement italien des années trente, Giustizia e Liberta, de Carlo Rosselli, que complètent des recensions autour du fascisme et de l’antifascisme, précisément. Notre traditionnelle revue des revues et la mise en lumière d’une partie de nos archives, complètent cet ensemble. La prochaine revue électronique sera publiée à l’automne, une saison chargée pour Dissidences, puisqu’elle verra la parution en parallèle d’un voire deux volumes papiers…

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